2 juillet 2024 graphisme

Une communication zéro déchet, ça n’existe pas

On parle de plus en plus d’impact écologique : on se remet en question et on tente de trouver des façons efficaces de vivre sans trop nuire à l’environnement. Comment est-ce que cela se décline dans le monde du travail? Car oui, même communiquer génère de la pollution, qu'elle soit matérielle ou même numérique! Que ce soit l’utilisation de visuels promotionnels, d’agendas, de cahiers de notes ou encore de visuels sur les réseaux sociaux, ces modes de communication ont tous un impact environnemental important sur le long terme.

 

Quelles pistes de solution sont possibles pour réduire au maximum l’impact environnemental de ces contenus?

 

 

Qu’est-ce que l’écoconception?

 

Également connu sous le nom d’écobranding, il s’agit d’un concept qui consiste à minimiser l’empreinte écologique de la communication visuelle des marques et entreprises. Quand on parle de graphisme écoresponsable, on veut d'abord parler d’une conception plus écologique des supports de communication imprimés.


Pourtant, les impacts de la communication proviennent aujourd'hui majoritairement du numérique.

 

 

Ces considérations environnementales sont développées à partir de 3 axes principaux :

 

→ 1. Les outils de création


→ 2. Les supports imprimés


→ 3. Les plateformes numériques

 

 

Les outils de création

 

+ Les logos peuvent être simplifiés pour économiser de l'encre!


Les outils de création peuvent se décliner sous plusieurs catégories. Par exemple, il peut s’agir de logos, de typographies ou simplement de couleurs. Selon certains paramètres, eux aussi peuvent être altérés en ayant en tête l’écoresponsabilité.

 

+ Choisir la police Garamond permet une économie d’encre de 24 %...


C’est une économie qui peut paraître minime, mais qui, surtout pour les grandes marques qui impriment leurs logos sur des milliers de produits chaque jour, aura un impact significatif.

 

 

« L'utilisation de polices de caractères fines et étroites sera à privilégier. »

 

 

Il existe même des polices écologiques, spécifiquement créées dans le but de permettre une économie d'encre de jusqu'à 50 % par rapport aux polices conventionnelles. Par exemple, choisir la police Garamond permet une économie d’encre de 24 %, comparativement à Times New Roman selon une étude menée par Graphéine ! De la même façon, utiliser la police Century Gothic permet une économie d’encre de 30 %, comparativement à Arial.

 

+ Il est recommandé d’éviter les aplats de couleur et de jouer avec leur densité.


Il s’agit d’une autre technique efficace pour réduire la consommation d'encre. Par conséquent, un noir à 85 % de densité reste parfaitement lisible, tout en nécessitant moins d'encre!

 

 

Les supports imprimés

 

Les supports imprimés sont souvent montrés du doigt comme étant la source d’une pollution excessive. Pourtant, tout dépend de l’utilisation que l’on fait de ces supports et à quelle échelle ils sont diffusés.

 

Exemple : la création d'un dépliant certifié écoresponsable distribué de manière ciblée à un nombre restreint de personnes aura un impact écologique plus réduit qu’une communication numérique très énergivore.

 

 

7 bonnes pratiques à connaître

 

1. Réduire le taux d'encrage des aplats de couleurs [+]  
Il est recommandé d’éviter les grands aplats de couleur de fond de page et de privilégier les encadrés ou les textes en couleurs.
De plus, il peut être bénéfique d’opter pour une identité visuelle favorisant les formes graphiques évidées. De cette façon, le logo sera tout aussi puissant et représentera une économie d’encre non négligeable sur de grands volumes d’impression.

 

 

2. Veiller au matériau choisi et aux choix de l'imprimeur [+]  
Privilégier l'utilisation de papier fait à partir de fibre recyclée ou à défaut issue de forêts gérées durablement est une option à privilégier. De plus, choisir une entreprise d’imprimerie locale contribuera à réduire le coût social du carbone lié au transport.

 

Bon à savoir Selon Recygo, le recyclage du papier permet d’ailleurs d’économiser les ressources naturelles et l’énergie, nécessitant 2 à 5 fois moins d’énergie et d’eau que le papier neuf. Un papier est dit recyclé lorsqu’il contient au moins 50 % de fibres de cellulose provenant de papiers usagés ou de chutes industrielles ; il s’agit donc d’une forme d’économie circulaire!

 

 

3. Privilégier les encres végétales aux encres minérales  

4. Prolonger la durée de vie des supports imprimés [+]  
Lors de la création de support visuel, il est important de travailler le texte pour qu'il soit pertinent le plus longtemps possible. De cette façon, les visuels créés pourront être utilisés sur une plus longue période.

 

Exemple : au lieu de « Fondé il y a 20 ans », opter pour « Fondé en 1990 ».

 

Pour ce faire, il est également possible de travailler avec des panneaux d’affichage effaçables qui pourront être réutilisés pour plusieurs événements.

 

 

5. Choisir le format le plus adapté pour le support [+]  
L'objectif est de privilégier des formats standards afin d'éviter toutes découpes inutiles.

 

 

6. Adapter la mise en pages de votre support [+]  
Il peut être bien d’être créatif.ve : adapter la mise en pages permettra de réduire la quantité d'encre et de papier utilisée.

 

Exemple : créer un support recto verso pour éviter les pages blanches.

 

 

7. Favoriser l'impression OFFSET [+]  
Contrairement aux impressions en couleurs Pantone (en tons directs), les impressions utilisant des couleurs offset ne nécessitent pas de nettoyage des machines entre chaque passage. Ce procédé permettra une économie d’eau et d’énergie considérable.

 

 

 

Les plateformes numériques

 

Malgré le fait que les conséquences sur l’environnement ne sont pas aussi visibles qu’avec le papier, la communication numérique est à l’origine de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cela est notamment dû à la dématérialisation, qui requiert matière et énergie. Heureusement, il existe des gestes simples et écoresponsables à adopter pour réduire son empreinte numérique ou pour la compenser! Nous y reviendrons dans un prochain article.

 

Source : Le Devoir

 

 

Pour résumer, une foule de petits gestes quotidiens existent pour réduire son impact environnemental dans le monde du travail. Que ce soit au niveau du matériel imprimé, d’écriteaux, de courriels, de visuels numériques entre autres,

 

il est important de garder en tête que tous ont un impact et qu’il serait judicieux de les réduire au maximum.

 

D’autres pistes de solution peuvent être intéressantes pour votre entreprise lorsque vient le temps de choisir des solutions plus écologiques telles que l'optimisation de la communication interne, la création de sites web conçus de façon écologique, ou encore la location d'équipements électroniques plutôt que leur achat systématique. Une foule de solutions existent! Il suffit de les trouver et de les implanter pour faire partie du changement.

 

 

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