Faire rayonner son entreprise : 7 bonnes pratiques en relations de presse et marketing d’influence
Faire parler de son entreprise est une chose. Faire en sorte que cette visibilité soutienne réellement son développement en est une autre. Dans un environnement où les publics sont sollicités de toutes parts, une publication virale ou une mention médiatique isolée ne suffit pas toujours à bâtir une réputation durable. Pour gagner la confiance de nouvelles clientèles, susciter l’intérêt de partenaires potentiel·le·s et se démarquer dans son secteur, une entreprise doit communiquer avec intention. Les relations de presse et le marketing d’influence peuvent alors devenir de véritables leviers de crédibilité, de notoriété et de développement d’affaires.
Ces deux expertises ne jouent pas exactement le même rôle. Les relations de presse permettent d’obtenir la validation d’un média ou d’un·e journaliste, tandis que le marketing d’influence rapproche une marque de communautés déjà engagées ou pas autour de voix qu’elles connaissent et estiment. Lorsqu’elles sont réunies dans une stratégie cohérente, leur portée dépasse largement le simple nombre d’impressions.
1. Partir d’un objectif clair
Avant de chercher à « faire du bruit », il faut déterminer ce qu’on souhaite atteindre comme objectif avec cette visibilité. Souhaite-t-on faire connaître une nouvelle offre, établir l’expertise de l’entreprise, entrer dans un nouveau marché, générer du traffic sur notre site Web et/ou notre boutique en ligne, etc?
Un objectif précis facilite toutes les décisions qui suivent : le choix de l’angle, des médias, des créateur·rice·s de contenu, des messages et des indicateurs de réussite (KPI’s). Une campagne peut rejoindre beaucoup de personnes sans nécessairement toucher celles qui contribueront réellement au développement de l’organisation.
La bonne question n’est donc pas « Combien de personnes voulons-nous rejoindre? », mais plutôt « Qui voulons-nous convaincre, de quoi et dans quel but? » En gros, prioriser la qualité plutôt que la quantité.
2. Trouver une histoire qui dépasse l’entreprise
Une annonce importante pour une organisation ne constitue pas automatiquement une nouvelle pertinente pour les médias. Pour capter l’attention, il faut la relier à une réalité plus large : une tendance de société, un enjeu de l’industrie, une innovation, un impact régional, un changement dans les habitudes de consommation ou une histoire humaine forte.
Autrement dit, l’entreprise ne doit pas être le seul sujet de son histoire; elle doit apporter quelque chose d’utile à la conversation, quelque chose de nouveau. Un nouveau produit ou un événement particulier, des données exclusives, un point de vue distinctif ou une retombée concrète pour une communauté donnent aux médias une raison de s’y intéresser.
Cette approche est particulièrement importante au Québec, où la proximité, la pertinence locale et la capacité à comprendre les réalités propres aux différents marchés peuvent faire toute la différence.
3. Privilégier la pertinence plutôt que le volume
Envoyer le même communiqué à des centaines de contacts ou sélectionner une personnalité uniquement en fonction de son nombre d’abonné·e·s donne rarement les meilleurs résultats. En relations de presse comme en marketing d’influence, la qualité compte davantage que la quantité.
Selon le rapport State of the Media 2025 de Cision, 86 % des journalistes interrogé·e·s affirment rejeter immédiatement une proposition qui ne correspond pas à leur champ de couverture ou à leur public. La recherche et la personnalisation ne sont donc pas des détails : elles sont au cœur d’une démarche crédible.
Du côté de l’influence, il faut analyser la composition et la localisation de l’auditoire, les valeurs de la personne, la qualité des échanges dans les commentaires, la cohérence de ses collaborations passées et sa capacité à raconter une histoire. Un·e créateur·rice de niche, très crédible dans une communauté précise, peut parfois générer davantage d’intérêt qualifié qu’un profil beaucoup plus imposant.
4. Donner aux médias et aux créateur·rice·s les bons outils
Une bonne idée peut perdre de sa force si elle est difficile à comprendre ou à mettre en valeur. Les médias ont besoin d’informations fiables et rapidement accessibles : un angle clair, des faits, des porte-parole bien préparé·e·s, des citations utiles ainsi que des photos ou des vidéos de qualité.
Les créateur·rice·s de contenu ont aussi besoin d’un cadre solide. Un bon brief précise l’objectif, les messages clés essentiels, les livrables, l’échéancier, etc. tout en laissant assez de liberté pour que le contenu demeure naturel. Une collaboration trop scénarisée risque de sonner faux auprès de la communauté que l’on cherche justement à mobiliser.
Enfin, la visibilité doit mener quelque part. Une page Web claire, une offre facile à comprendre, des coordonnées visibles et un appel à l’action adapté permettent de transformer l’attention obtenue en visites sur un site Web, en demandes d’information ou même parfois en ventes.
5. Faire travailler les relations de presse et l’influence ensemble
Les campagnes les plus porteuses ne traitent pas les relations de presse et le marketing d’influence comme deux initiatives indépendantes. Elles leur donnent plutôt des rôles complémentaires dans une même histoire.
Une annonce médiatique peut établir la légitimité d’un projet. Des créateur·rice·s peuvent ensuite lui donner un visage, une expérience ou une démonstration concrète. Les réseaux sociaux de l’entreprise prolongent la conversation et une amplification publicitaire ciblée peut finalement donner une deuxième vie aux contenus les plus performants.
Cette manière de faire crée plusieurs points de contact sans répéter exactement le même message partout. Elle rend la campagne plus crédible, plus mémorable et plus facile à découvrir, autant dans les moteurs de recherche que dans les outils génératifs.
6. Miser sur les relations à long terme
Les relations de presse portent bien leur nom : elles reposent sur des relations. Un suivi respectueux, une proposition personnalisée et une bonne compréhension du travail journalistique sont souvent plus efficaces qu’une succession d’envois de masse. Le même principe s’applique à l’influence : les collaborations récurrentes et les programmes d’ambassadeur·rice·s peuvent renforcer la crédibilité lorsqu’ils reposent sur une affinité réelle avec la marque.
La transparence demeure toutefois non négociable. Au Canada, tout lien matériel entre une marque et un·e créateur·rice, qu’il s’agisse d’une rémunération, d’un produit offert, d’une invitation ou d’un autre avantage, doit être divulgué de façon claire et visible. Les lignes directrices canadiennes rappellent également que cette responsabilité est partagée entre la marque, l’agence et la personne qui crée le contenu, et que la divulgation doit être faite dans la langue de la publication.
Cette transparence ne nuit pas à l’authenticité. Au contraire, elle protège la confiance du public, qui demeure l’un des actifs les plus précieux d’une organisation.
7. Mesurer ce qui contribue réellement au développement
La portée, les impressions et les mentions J’aime offrent une première lecture, mais elles ne racontent pas toute l’histoire. Pour évaluer une campagne, il faut aussi observer la qualité des retombées médiatiques obtenues, la présence des messages clés, le trafic qualifié vers le site Web, les liens entrants, les recherches liées à la marque, les demandes reçues et les conversations amorcées avec de nouveaux partenaires.
Certains résultats prennent également de la valeur avec le temps. Une entrevue peut devenir une preuve de crédibilité dans une présentation commerciale. Une collaboration avec un·e créateur·rice peut produire du contenu réutilisable. Une couverture en ligne peut soutenir le référencement naturel et aider les moteurs génératifs à mieux comprendre l’expertise de l’entreprise.
L’objectif n’est donc pas de tout réduire à un seul chiffre, mais de relier les résultats de communication aux priorités de l’organisation et d’utiliser les apprentissages pour améliorer la prochaine campagne.
Rayonner pour créer la prochaine occasion
Une stratégie de communication efficace ne cherche pas simplement à occuper l’espace. Elle aide une entreprise à devenir plus claire, plus crédible et plus facile à recommander. C’est cette combinaison qui attire l’attention des médias, mobilise les communautés et ouvre la porte à de nouvelles collaborations.
Les relations de presse et le marketing d’influence donnent leurs meilleurs résultats lorsqu’ils s’inscrivent dans une vision à long terme, portée par un positionnement distinctif, des histoires pertinentes et des relations entretenues avec soin. La visibilité devient alors plus qu’une fin en soi : elle devient un véritable moteur de développement.